Le Tour du Monde en 80 jours (Critique)

Le Tour du Monde en 80 jours

D’après l’oeuvre de Jules VERNE

Mise en Scène : David ROZEN 

Musique : Julien SALVIA

Paroles et Livret : Ludovic-Alexandre VIDAL

Chorégraphies : Johan NUS

Lumières : Alex DECAIN

Orchestrations : Larry BLANK et Antoine LEFORT

Son : Pierre COTIN

Costumes : Marie-Caroline BEHUE

Avec : Guillaume BEAUJOLAIS, Thomas BERNIER, Alix BERRUET, Clémence BOUVIER, Max CARPENTIER, Ludivine BEGENI, Véronique HATAT, Alexis MAHI, Thomas MATHIEU, Guillaume SENTOU et Harold SIMON

Jusqu’au 26 avril 2020

Au Théâtre Mogador

Le duo Vidal et Salvia réussit, à nouveau, dans une aventure musicale pleine de vie.

Une fois encore, ils explorent et retranscrivent, sur le texte et la musique, les codes de l’âge d’or de la comédie musicale. Une recette qui fait mouche auprès des aficiodados du genre mais aussi auprès du jeune public. On verra ainsi un petit bonhomme de quatre ans se lever de son siège pour danser, taper dans ses mains. Preuve que la magie opère pour tous.

On retrouve ces codes du musical également dans les déplacements et les chorégraphies bien rythmées. On notera toutefois un bémol sur les claquettes (d’autant que la troupe montre qu’elle en est brillamment capable) et sur la scénographie un chouïa laborieuse à cause de trop nombreux changements de décors et du va et vient des porteuses.

Si on fait le tour du monde, il est impensable que le public ne voyage pas. Aussi, peut-on vous assurer qu’on voyage : chaque tableau jouit d’un visuel étonnant et réjouissant. Notre préférence allant sur San Fransisco et sur Paris avec le titre « Ça c’est Paris » et ce qu’il faut d’agréables clichés. Fermez les yeux dès les premières mesures (Pas trop longtemps quand même afin de ne pas en perdre une miette) et vous vous imaginez déjà au pied de la butte Montmartre. Tant d’autres tableaux qui donneraient également  aux touristes étrangers le loisirs d’apprécier ce voyage musical.

Musicalement, justement, c’est intelligent. Les escales de Fogg et de Passepartout se ponctuant d’une orchestration propre au lieu où ils se trouvent. Suez est ainsi très « arabisant » et en Amérique sonne le jazz avec le grain de folie des années 20.

Abordons la folie avec le livret qui donne à Miss Morris une bonne dose d’humour qui ravira chacun. Véronique HATAT, interprète le rôle avec brio et toutes ses apparitions deviennent un sketch savamment mis en scène. Si Guillaume BEAUJOLAIS en inspecteur Fix vient s’en mêler, on atteint alors des sommets.

La mise en scène sert aussi un casting où chacun est à sa place. Les talents des uns et des autres sont exploités. De cette façon, on voit Thomas BERNIER revenir à l’une de ses premières amours : le jonglage.

Si lors de la finale des auditions auquels Le Monde du Ciné avait assistée en partie, Harold SIMON était, à nos yeux, une évidence sur le personnage de Phileas FOGG. Nous avions une préférence tout autre sur Passepartout. Le choix définitif en la personne de Guillaume SENTOU est, avec le recul, une même évidence. Il prend des attitudes un peu bonhomme. Il a cette façon de prendre certaines choses par dessus la jambe avec un talent et crédibilité. Il insuffle aussi au personnage la juste maturité. Quant au reste du casting dont on connait déjà le talent grâce aux oeuvres dans lesquelles ils ont joué, c’est pareil. Chaque interprétation paraît être du sur-mesure pour eux. Clémence  BOUVIER est la belle découverte de ce show et incarne une princesse moderne et combative avec force.

Les costumes sont absolument fabuleux, aucun détail n’est laissé au hasard : des motifs des étoffes aux accessoires en passant par les chaussures.

Pour revenir à la musique, elle est si efficace que, comme ce fût le cas pour Les Aventures de Tom Sawyer, vous entrerez en salle avec un générique TV en tête (« Je suis Phileas Fogg et en 80 jours, je veux faire le tour du monde ») et en ressortirez avec bien d’autres airs plein la tête « Monsieur, je suis celui qu’il vous faut, du genre, vous décrochez le gros lot » ; « la vie est un jeu, on fait pas d’omelette sans casser des oeufs » ; « moi j’ai un truc pour voir la vie en rose »…

Hey, après ça, vous referez bien un deuxième tour !?

 

 

L’histoire

Phileas Fogg est un gentleman secret et flegmatique qui vit sa vie avec une précision quasi mathématique. Il passe une grande partie de son temps au Reform Club à jouer aux cartes et débattre de divers sujets avec les autres gentlemen du club.
Un jour, lors d’une discussion, Fogg annonce qu’il est aujourd’hui possible de faire le tour du monde en 80 jours. Sir Thomas Flanagan, son rival depuis toujours, le met alors au défi d’accomplir cette prouesse. Il espère secrètement humilier et discréditer Fogg auprès de ses collègues et pouvoir ainsi accéder à la tête du Reform Club, poste que les deux hommes se disputent.
Fogg, connu pour n’être jamais sorti du pays (ni même de Londres d’ailleurs), semble pourtant sûr de lui et relève le défi, mettant en jeu preque toute sa fortune dans ce pari fou.
De Paris à New York en passant par Bombay et Hong Kong, en bateau, en train ou à dos d’éléphant, le gentleman et son nouveau domestique français Passepartout, partent dans une aventure qui sera semée d’embûches. Il sera ralenti notamment par l’inspecteur Fix, un agent peu futé mais très zélé, envoyé par Flanagan pour retarder le gentleman. Il fera aussi la rencontre de la Princesse Aouda, une jeune femme au fort tempérament que Passepartout et lui-même sauveront d’un sacrifice qui la destinait à la mort.
Malgré les contretemps et les déconvenues, Phileas Fogg, Passepartout et Miss Aouda réussiront-ils à conclure ce voyage dans le temps imparti​ ​? Et au-delà de la réussite ou non de ce pari, cette incroyable aventure ne va-t-elle pas changer leur vie à tout jamais​ ​?

https://youtu.be/6R2fdzP4N9k

SITE OFFICIEL

BILLETTERIE

 

Aurélien

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