La Tour de 300 mètres – Le Musical (Critique)

La Tour de 300 Mètres – Le Musical

De Marc DEREN

Mise en scène par Vincent MERVAL et Julien ROUQUETTE

Avec Stanislas CLEMENT, Simon FROGET-LEGENDRE, Bastien JACQUEMART, Barbara PERONEILLE, Elodie PONT, Daphné RHEA PELLISSIER et Julien ROUQUETTE

Direction musical : John FLORENCIO

Chorégraphie: Amélie FOUBERT

Costumes : Zoé IMBERT

Création Affiche : Baptiste DELVAL

Décors : Pierre POTHIER

 

Le 29 et le 30 janvier 2018

A la Comédie Bastille

La Tour de 300 mètres – Le Musical n’étant présentée qu’à un public de professionnels du spectacle pour deux jours à la Comédie Bastille, il n’était pas envisageable d’en faire un article ici. Et pourtant, l’article est bien là.
Lorsque Marc DEREN me contacte au mois de novembre afin de me faire découvrir son projet, je suis curieux en tant que passionné de spectacle musical mais aussi d’histoire de France, et qui plus est de l’histoire de Paris. Vais-je plonger avec avidité et délectation dans ce spectacle comme j’ai plongé dans les pages des deux romans Métronome de Lorànt DEUTSCH ? Marc a toute mon intention et Le Monde du Ciné sera ainsi le premier à filmer et à offrir un extrait du spectacle à l’occasion des fêtes de fin d’année et de la Hotte du Père Noël. Il restera d’ailleurs longtemps numéro 1 en nombre de vues sur cette Hotte du Père Noël avant de terminer second (détrôné par Grease Le Musical, donc ce n’est pas rien.) L’extrait proposé excite encore davantage ma curiosité…. Il faudra patienter jusqu’au 29 janvier 2018 pour en apprécier ou déprécier davantage…
Et puis le jour de la première arrive enfin, Marc DEREN, tout en humilité, fait face au public dans un stress qu’il tente de dissimuler sans succès… Le succès justement sera t-il au rendez-vous ? Lors de son introduction, Marc DEREN nous invite à un voyage dans le temps… Audacieux que de nous faire une telle proposition ! Audacieux et « casse-gueule » !
Mais le voyage se fait. Comme par magie, nous voilà replonger dans le Paris des grands chantiers ordonnés d’abord par Napoléon III et poursuivis par ses succésseurs. On a face à nous des personnages si criant de vérité qu’ils en deviennent attachants dès les premiers instants. Des personnages interprétés par sept comédiens chanteurs qui s’appliquent sans micro à se donner la réplique. Sans micro, oui, et quel exercice des plus difficile pour un chanteur que de ne pas être supporté par une régie. Il en faut dans le pantalon pour relever un tel défi avec panache.
La musique sert l’œuvre avec naturel, respect et chose rare, elle est jouée par un piano et c’est tout. Malgré cela, le piano se suffit à elle-même. Des rythmes entrainants aux requiems riches d’émotions comme « Je me souviens » d’Amélia. On pleure avec elle. Un frisson nous parcourt.
De la sobriété et de l’efficacité, voilà ce qui est nous offert. Très peu de chorégraphies quand d’autres s’emploient à nous en coller à tout va et inutilement. Ici, la danse arrive à point nommé sans excès chaotique. La valse est exécutée avec la grâce nécessaire.
De la sobriété également dans le programme, quel bonheur ne pas avoir une publicité à chaque page.
De la sobriété toujours dans les décors peints en « Brun Tour Eiffel », dans les costumes dont les faux-culs des bourgeoises nous transportent à la Belle Epoque aux grands magasins créés pour le bonheur des dames.
Quant aux effets comiques, ils sont bien amenés et jouent brillamment avec notre patrimoine.
Avec tout ça, on regrette que L’exposition universelle de 2025 ne s’établira pas à Paris. Pour les nostalgiques, cliquez ici, vous y écouterez les musiques d’exposition universelles. Fun Fact : Saviez-vous que la partie du bâtiment qui sert de gare à l’attraction Space Mountain à Disneyland Paris est entièrement inspirée de la Tour Eiffel. C’est d’ailleurs la même teinte qui la recouvre.

Pour revenir au spectacle La Tour de 300 mètres – Le Musical, voici un message aux producteurs, arrêtez de miser sur des shows sans saveurs et roboratifs aux airs niais et au livret désuet (comme Les 3 mousquetaires ou Jésus de Nazareth pour ne citer qu’eux) en misant sur des effets visuels et des boîtes à rythme pour faire du fric. Nous avons une fois de plus la preuve qu’un spectacle n’est pas une super production dans une salle gigantesque et sans âme mais bien un ensemble d’éléments construits avec passion et prenant vie grâce à des passionnés. Jack L’éventreur de Whitechapel le prouve. Et d’autres shows en mal de mécène comme A Cuba Libre, Rock Star ou maintenant La Tour de 300 mètres – Le Musical mériteraient toute votre attention.

En ayant su assembler les pièces nécessaires à un musical de qualité, Marc DEREN a désormais sa Tour Eiffel à lui. Et on lui souhaite le meilleur pour la suite.

Pour soutenir le projet : latourde300metres@gmail.com

L’histoire

Revivez la grande épopée de la Tour Eiffel dans ce nouveau musical qui vous plonge au cœur de la Belle Epoque…

 

 

SITE OFFICIEL

Aurélien.

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