Les Parisiennes (Critique)

Les Parisiennes

de Laurent RUQUIER

Mise en scène : Stéphane JARNY

Musique : Claude BOLLING

Danseurs : Il semble que la production n’ait pas jugé nécessaire de les créditer… Toutefois on aura reconnu
Golan YOSEF

Avec Arielle DOMBASLE, Mareva GALANTER, Inna MODJA et Helena NOGUERRA en alternance avec les même mais sur Bandes Playback

Aux Folies Bergère 

Jusqu’au 3 juin 2018

 

On ne le repètera jamais assez, il est rare qu’on parle d’un show qu’on n’a pas aimé sur Le Monde du Ciné… Cela ne se produit que 2 ou 3 fois par an et c’est le cas présentement.
Tout commence sur un duo de claquettes avec Aurélien LEHMAN et Jérémie CHAMPAGNE qui n’est pas une des meilleurs prestations vue dans la discipline au point que, très vite, on s’ennuie sur un numéro très plan plan. Cela reste toujours mieux que ce qui nous attend après cette première partie.
Arrivent finalement celles que l’on vient voir : Les Parisiennes avec pas moins de 50 minutes de retard. Rien d’étonnant, au vu de l’accueil laissant à désirer donnnée par la production et dont médias et célébrités ne manqueront pas de parler pour tuer l’attente, soulignant une gestion laborieuse.
Les Parisiennes entrent donc en scène, et notez bien, en playback : c’est rédhibitoire. On comprendra très rapidement pourquoi ce choix de ne pas les faire chanter dès l’ouverture. : Quand elles chantent en live, c’est un enchaînement de fausses notes sur un volume sonore épouvantable. C’est inaudible tant les balances sont mal gérées. Les textes parlés en deviennent donc incompréhensibles et pour les paroles, heureusement, on les connait… Et puis, dans la façon de bouger, les comédiennes n’ont aucun naturel. Les gestes, les regards sont maladroits. A se demander si les répétitions de danse ont débuté la veille ?
A force de nous maltraiter les oreilles, on attrape rapidement un mal de tête qui oblige bien des personnes dans l’assistance (nous y compris) à quitter la salle avant la fin et à rejoindre le foyer face à une production médusée… Cette même production qui avait si mal acceuillie ses invités un peu plus tôt. Même pour d’autres shows, on avait eu la décence de rester jusqu’au bout mais là, il y a des limites à la bienveillance
Cependant, il y a tout de même la scénographie de Stéphane JARNY qui sauve le show de l’échec total. Dommage d’amener tous les effets de show et de lumière en 10 minutes, il ne reste plus rien après que le calvaire que subissent nos pauvres appareils auditifs.
On surprendra certains people en train de rire de tant d’approximation de la part des quatre chanteuses, si on n’ose employer ce mot ! People qui, pourtant, pour certains, ne brillent par leurs états de faits mais plutôt par leurs clips crapuleux.
Même les blagues sont comme un coup d’épée dans l’eau auprès des spectateurs.
Jouer sur un casting populaire est une chose. Par contre, il ne suffit pas d’avoir un/des nom(s) pour faire un show, le talent est tout aussi, sinon plus important.
Mais peu importe l’avis que vous lirez ici, les fans ont, certainement, déjà leur billet en leur possession et les invités (presse) auront été achetés, comme il est régulièrement de coutume sur les productions médiocres, à coup de champagne, petits fours… On connaît, il y en a qui ont essayé avec nous mais Le Monde du Ciné ne se fait jamais acheter !
A vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, Laurent RUQUIER à l’origine de ce show se retrouve ici face à ce qu’il aime tant : la critique ! Lui qui en fait son fond de commerce et qui crache sur la moitié des créations, surtout quand ce ne sont pas les siennes ou celles de ces copains saura apprécier. Ce même RUQUIER qui a laissé, et qui confie encore dernièrement qu’il ne regrette pas son choix, une de ses chroniqueuses, Christine ANGOT déclarer qu’être artiste était un plan B, il va falloir qu’il cherche un plan C pour son casting du moment. Le lifting (eh oui, la blaque du lifting ressort pour ceux qui nous suivent depuis des années) ce n’est pas aux quatre stars féminines qu’il fallait l’offrir mais à l’ensemble du show !
Quand on pense à tous ceux qui ont dans leurs tiroirs des shows de qualité et qui ne trouvent pas de production ! Quel gâchis !!!

 

L’histoire

Laurent RUQUIER fait revivre les Parisiennes pour un spectacle musical mêlant chant, danse, comédie…
Elles reprennent en live les succès pop et drôles du groupe culte des années 60 et 70.
Et quelles Parisiennes ! Arielle DOMBASLE, Mareva GALANTER, Inna MODJA et Helena NOGUERRA vont égayer les Folies Bergère et les plus belles salles de France dans une mise-en-scène sexy et endiablée de Stéphane JARNY

 

SITE OFFICIEL

BILLETTERIE

 

Aurélien.

Comments

  1. Posted by martin on mai 26th, 2018, 10:00 [Reply]

    Bonjour

    Je ne peux que confirmer la virulence de votre article et la valeur de votre critique. J’étais à la 2ieme Vendredi. C’était épouvantable et impossibilité de sortir!! Par contre la 1iere partie était bonne, j’ai croisé le duo sur le trottoir qui m’a expliqué que la prod les avait obligé d’improviser sans répétition Jeudi et ont du menacer de partir pour faire leur prestation. Sinon rien à retirer ce spectacle est une catastrophe. Bien à vous Martin

  2. Posted by daniel lormet on juin 1st, 2018, 19:03 [Reply]

    Un seul mot pour qualifié ce spectacle nul!! auquel j’ai assisté jeudi soir et le prix scandaleux cher payé pour une prestation d’environ 1 heure .

    je ne félicite pas Monsieur Ruquier

    Daniel. L

  3. Posted by Hugo Haulard on juin 20th, 2018, 13:16 [Reply]

    Mais tellement d’accord !
    J’ai rarement vu une catastrophe pareil et j’ai vraiment eu l’impression qu’on me prenait pour un imbécile.
    J’ai eu la même sensation, ces chanteuses n’ont jamais répété ensemble, ce n’est pas possible.
    Et Arielle Dombasle est complètement à l’ouest : elle parle par dessus ses camarades, chante faux et ne prend même pas la peine d’exécuter les chorégraphies.
    Et mon dieu, quelle vide dans les textes des chansons. Ca avait sans doute son charme à l’époque, mais en 2018, à l’ère du woman power, comment peux-t-on encore chanter des chansons sur la salade, les femmes qui passent l’aspirateur ou qui doivent faire un régime pour pouvoir s’habiller.
    Honteux !

  4. Posted by Jerry OX on septembre 18th, 2018, 16:07 [Reply]

    Une telle bouse ne devrait même pas être présenté sur scène. D’accord avec vous : aucun intérêt ce spectacle !

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