Le Mur (Critique)

Le Mur

de Vianney DESCOUT et Léa RULH

Mise en Scène : Ned GRUJIC assisté de Giliane BEGUIN et Renaud MONTHOUX

Costumes et Accessoires : Marie LEREBOURS

Scénographie : Danièle ROZIER

Lumières : Laurent DUJARRIC

Direction musicale : Simon FROGET-LEGENDRE

Sons : Lucas FROGET-LEGENDRE

Vidéo : Antoine BOBBERA

Chorégraphie : Eva TESIOROWSKI 

Avec : Rebecca BLARDONE, Victor BOURIGAULT, Louis BUISSET, Théo CASTRO, Stanislas DE LACHAPELLE, Manon FINET, Thomas FLEURY, Tristan GARNIER, Lucas HOFFMANN, Emma JOUANIC, Sophie MAKSIMOVIC, Sacha POITEVIN, Léa RULH, Catherine SALAMITO et Maud ST-JEAN 

Musiciens : Camille GRILLON, Lucas FROGET-LEGENDRE, Simon FROGET-LEGENDRE et Simon LEHURAUX

Le 18 et 19 décembre 2018

Au Théâtre de Ménilmontant

La mise en ambiance est en phase totale avec l’esprit du spectacle qui nous attend : pesante comme un bloc de béton. En effet, Le Mur est l’histoire d’une frontière, tristement célèbre, matérialisée par du béton et un No man’s land. L’idée de mêler le peuple au peuple dès l’entrée dans les lieux est déconcertante mais fort à propos.

Concernant le spectacle en lui-même, la troupe de jeunes sur scène est plein d’énergie et on sent bien son enthousiasme et sa volonté de bien faire. Côté musique et paroles, c’est bien pensé et vous ne pourrez que ressortir avec « Nous sommes le peuple » en tête.

Les chorégraphies sont également très travaillées et superbement exécutées. Quant à la scénographie, elle est modeste. Mais c’est en restant sommaire qu’elle en devient intelligente. Il serait d’ailleurs contre indiqué de vouloir la changer à renfort de moyens plus couteux. La façon astucieuse d’amener le mur sur la scène en est un exemple flagrant. On reprochera, en revanche, la présence de deux panneaux lumineux « Est » et « Ouest » pas réellement nécessaire puisque c’est vouloir nous abêtir que de les utiliser alors que la construction du livret et la mise en scène se suffisent à elle-même pour comprendre de quel côté l’histoire se passe.
Alors, non, je ne serai pas aussi dithyrambique que mes confrères. Ne pas pointer les axes d’amélioration, ce serait risquer de lancer cette troupe pleine d’ambition droit vers le mur plutôt que de la faire progresser alors qu’ils méritent tous un bon coup de projecteur. Sur la mise en scène, et c’est un constat récurrent avec Ned GRUJIC, on a le droit à des choses géniales et inversement à des choses très amateurs… C’est dommage. Puis, dommage également que chacun des chanteurs ne bénéficie pas de la même sonorisation, ni aux même soutien régie. Ca en devient perturbant. Enfin si paroles et musiques sont efficaces, on ne peut pas en dire de même pour le livret avec nombre de facilités scénaristiques qui font qu’on a vite fait de connaître comment chaque personnage va évoluer.

Dans l’ensemble, on ne peut pas nier qu’on passe bien plus qu’un bon moment et qu’on ne s’ennuie pas. Alors on ne saura que trop vous encourager a les soutenir en allant les applaudir au Théâtre de Ménilmontant…

L’histoire

Quatre jeunes Allemands sont brutalement séparés par le mur de Berlin, jusqu’à la chute de celui-ci en 1989.

Septembre 1986. Le mur de Berlin est le symbole de la fracture entre les deux blocs depuis presque trente ans. Alors que le régime autoritaire Est-Allemand fait face à la frustration grandissante de la population, Berlin est le lieu où le sentiment d’injustice est le plus vif.

Un groupe de quatre jeunes Berlinois de l’Est, poussés par la nécessité, la peur, l’amour et la soif de liberté tentent alors de franchir clandestinement la frontière qui les sépare de Berlin-Ouest. Mais leur tentative tourne mal, et seuls deux d’entre eux parviennent à atteindre l’Ouest, tandis que les deux autres restent piégés à l’Est. Le mur s’impose alors entre eux : Pendant que certains tentent de reconstruire leur vie à partir de rien à l’Ouest, les autres tentent l’impossible pour faire tomber la frontière qui les sépare. Quand le mur tombe en Novembre 1989, ils sont devenus des étrangers.

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BILLETTERIE

Aurélien.

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