No No Nanette
Musique : Vincent YOUMANS
Paroles et livret : Otto HARBACH, Franck MANDEL, Burt SHEVELOVE, Irving CAESAR
Mise en scène : Emily WILSON, Jos HOUBEN
Adaptation française : Christophe MIRAMBEAU
Direction Musicale : Benjamin PRAS
Orchestre : Les Frivolités Parisiennes
Création scénographie, costumes, perruques, maquillage : Oria PUPPO
Avec :
Ludivine BIGENI, Adrian CONQUET, Joris CONQUET, Marie-Elisabeth CORNET, Ronan DEBOIS, Xavier DUCROCQ, Grégory GARELL, Véronique HATAT, Arnaud MASCLET, Maxime PANNETRAT, Marion PREITE, Loaï RAHMAN, Caroline ROELANDS, Maeva SIMONNET, June VAN DER ESCH, Lauren VAN KEMPEN, Enora VEIGNANT
A l’Athénée Théâtre Louis Jouvet
jusqu’au 5 avril 2026
et en tournée



Bien avant des comédies musicales Carousel ou Oklahoma, considérées comme pionnières dans le genre, il y a eu No No Nanette qui revient dépoussiérée pour son retour en France un siècle après sa création.
Si la farce est centenaire, elle n’a pas perdu de son mordant. L’adaptation française se veut parfaite en tous points. Les répliques fusent qu’elles soient parlées ou chantées. Pour ce faire, No No Nanette bénéficie d’une distribution habituée à l’exercice si bien que chaque note, chaque réplique est justement donnée. Les silences comme les interruptions sont parfaitement maîtrisés.
Pour exemple, Marion PREITE donne à Nanette toute la fougue nécessaire à la jeunesse du personnage. Elle incarne une immaturité ravissante. Pour lui donner la réplique, Loaï RAHMAN y va d’une fausse désinvolture maîtrisée doublée d’une naïveté exagérée qui nous touche autant qu’elle nous amuse. Et de l’amusement, la pièce n’en manque pas, si elle est effectivement une comédie musicale, elle a aussi tout ce que le théâtre de boulevard offre aux amateurs d’amants dans le placard et de femme de ménage rebelle. L’aspect comique est relevé ici et là par l’orchestre qui joue des onomatopées fantasques.
On est, évidemment, heureux de réentendre des tubes planétaires tels que Tea for two et I want to be happy (Pour être heureux). Pour cette dernière, chaque fois où le titre est chanté, la nuance est différente. Idem pour la folie. Les orchestrations sont toujours aussi jazzy, années folles obliges avec une touche de modernité subtile. De quoi régaler nos oreilles.
En revanche, on a du mal à se faire à ce décor fait de panneaux mobiles aux couleurs criardes dont on n’a pas saisi ce qu’ils représentent et par extension l’utilité. “Le mieux est l’ennemi du bien” comme on dit. Ces panneaux s’apparentent à des plaques de tôles, la lourdeur en plus, tant elles écrasent les artistes. Si le but est d’apporter davantage de mouvement, ce n’était nullement nécessaire puisque l’ensemble s’emploie talentueusement à cet effet. La joyeuse bande participe en étant le décor et les accessoires – Voilà qui est bien malin ! – et elle apporte, en plus, une dynamique exceptionnelle et extravagante. Avec eux, parfois, la pièce prend même des airs de Benny Hill en juste dose.
Tous les artistes participent à des chorégraphies qui ajoutent encore folie et dynamisme. L’engagement donnée est incroyablement fou et entraînant au point de donner l’illusion au public de participer à la fête. Quant à l’incontournable numéro de claquettes, c’est une régalade.
Faussement ridicule, richement travaillé et interprété, No No Nanette a pris une cure de jouvence bienvenue et offre de quoi se divertir en musique, en chansons et en danse. Un bosster d’énergie qui a de quoi laisser l’insouciance dehors !
En quelques mots
Trois couples, trois amantes et une femme de ménage grincheuse s’enfuient séparément vers une villa balnéaire, pensant échapper les uns aux autres, aux contraintes de la société ainsi qu’à un complot. Sauf qu’évidemment, ils se retrouvent tous sous le même toit. Quiproquos, colère, amour, argent… Mais chansons et danses guideront jusqu’au happy end !
Succès mondial dès 1925, de Broadway à Paris, la comédie musicale No No Nanette a traversé les âges grâce à son fameux air Tea for Two, devenu un classique. Le duo des metteurs en scène Emily Wilson et Jos Houben, réputé pour son inventivité foisonnante et son humour, s’associe ici à l’énergie et à la fantaisie de l’orchestre des Frivolités Parisiennes.
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Aurélien







