Le Portrait de Dorian Gray (Critique)

Le Portrait de Dorian Gray

D’Oscar WILDE

Mise en scène : Thomas LE DOUAREC

Costumes : José GOMEZ d’après les dessins de Frédéric PINEAU

Musique originale : Mehdi BOURAYOU

Lumières : Stéphane BALNY

Avec : Mickaël WINUM, Fabrice SCOTT, Maxime DE TOLEDO, Caroline DEVISMES, Solenn MARIANI et Thomas LE DOUAREC

Théâtre Le Ranelagh

jusqu’au 23 janvier au 7 avril 2019

 

Il arrive un moment où il va falloir que ça cesse ! En ce moment, je ne vois que des pièces de qualité et on va se demander où sont passés mes billets acides. Enfin, j’arrête de me plaindre du présent et j’aurai tord de me priver d’œuvres si bien orchestrées. Dans cette version théâtrale du Portrait de Dorian Gray, vous serez séduit par l’audace de la mise en scène : on adore les parties chantées par une fille de joie chantées, simplement en piano-voix sans passage par la case mixage. Les décors sont très « dandy » au même titre que les costumes. Dorian, est parfaitement choisi, non seulement par son physique en total accord avec son personnage mais aussi par ses différents costumes qui ne manquent pas d’ajouter à sa superbe. A se demander si finalement l’expression « L’Habit ne fait pas le moine » ne serait pas un mensonge. Les comédiens jouent en touchant l’excellence. Lord Henry est ici un peu la Bête, le serpent dans la bible qui joue avec la beauté du mal. Et puisqu’on touche au maléfique, ce Dorian n’aurait-il pas vendu son âme au diable par ce souhait inconscient ? On assiste à la pièce et à la transformation de Monsieur Gray avec un certain plaisir sadique. Une pièce cynique où le beau devient effrayant mais appétissant…

L’histoire

Par la magie d’un vœu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de sa jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s’adonne alors à toutes les expériences.

Wilde vous lance dans une quête du plaisir et de la beauté sous toutes ses formes, belles ou atroces ; l’art n’a rien à voir avec la morale. L’œuvre la plus personnelle de Wilde, il disait :  » Dorian Gray contient trop de moi-même, Basil est ce que je pense être, Harry ce que les gens pensent que je suis et Dorian ce que j’aurais aimé être en d’autres temps. « .

Le roman qui scandalisa l’Angleterre victorienne ! Oscar Wilde fut mis en prison pour avoir vécut ce qu’il écrivait.

Déjà plus de 100 000 spectateurs, après le Lucernaire, la Comédie et le Studio des Champs-Elysées, les Artistic-Athévains, un an de tournée et 3 festivals d’Avignon, il revient une ultime fois pour 60 représentations !

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Aurélien.

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