Lawrence d’Arabie (Critique)


Lawrence d’Arabie

De : Eric BOUVRON et Benjamin PENAMARIA

Mise en scène : Eric BOUVRON assisté de Jeremy COFFMAN

Musique (Composition et interprétation) : Julien GONZALES, Raphaël MAILLET et Cécilia MELTZER

Costumes : Nadège BULFAY

Lumières : Edwin GARNIER

 

Avec :

Alexandre BLAZY, Matias CHEBEL, Kevin GARNICHAT, Stefan GODIN, Slimane KACIOUCI, Yoann PARIZE, Julien SAADA et Ludovic THIEVON

Jusqu’au 8 mai 2022

Au Théâtre du Gymnase

 

 

C’est un récit bien connu auquel s’attaque Eric BOUVRON pour une adaptation au théâtre et Pour la deuxième fois consécutive depuis sa réouvreture, le 13ème parvient encore à nous emmener dans un univers atypique !

Lawrence est ici joué par Kevin GARNICHAT, jeune DELON en puissance. Ce comédien que l’on découvre incarne si bien le personnage qu’on croirait que le rôle a été écrit spécialement pour lui.

Tous les autres comédiens multiplient les changements de personnages avec deux, trois fois rien d’accessoires et dans un texte qui tient de l’éloquence. On notera aussi une absence de décor ou de projections vidéo. Malgré cette absence, la pièce fonctionne avec vérité, on imagine aisément, le désert, les tentes, les salons anglais… Bluffant !

La lumière est diffusée avec subtilité. En amount, la recherche faite sur le grain, la couleur donne un rendu qui rend hommage au cinéma. On peut, sans honte, et même noblement utiliser le terme de fresque pour parler de cette adaptation. Autre défi de mise en scène encore jamais vu, celui de faire des figures de style visuelles !

On chemine entre théatre, danse, cinéma. Les mots valsent, les pas riment. Chaque placement verbal ou physique est sublime. La chorégraphie s’entend aussi bien sur les mouvement que sur la prose.

Comment ne pas parler de l’unique présence féminine de l’oeuvre : Cécilia MELTZER qui nous fait chavirer par la sa voix angélique. De sa présence, elle tient une place sublimement débordante dans l’univers de cette pièce. Sa voix nourrit notre âme et nos larmes. Divin !

Une heure cinquante de spectacle sans entracte qui passe comme un battement de cils et prend aux tripes.

Lawrence d’Arabie est une pièce audacieuse qui laisse place à un certain emportement émotionnel.

 

Lawrence d'Arabie au 13eme art - © Aurore Vinot
Crédit Photo : Aurore VINOT

 

L’histoire

La Première Guerre Mondiale fait rage. Dans le désert d’Arabie, à l’époque contrôlé par l’Empire Ottoman, allié de l’Allemagne, se joue l’avenir de tout le Moyen-Orient. Thomas Edward Lawrence, passionné par la culture arabe dont il maîtrise la langue et les dialectes locaux, gagne la confiance des Arabes, qui le considèrent désormais comme l’un des leurs.

Le succès de l’opération de sabotage du chemin de fer du Hejaz, menée par les tribus et commandée par Lawrence, rassure les dirigeants arabes sur l’engagement britannique à défendre la cause que l’Occident lui-même leur a suggérée : celle de la création d’une nation arabe unie et indépendante.

Mais ce que Lawrence ignore, c’est que les gouvernements français et anglais ont déjà secrètement signé l’accord Sykes-Picot, qui prévoit, une fois la guerre gagnée, le découpage de la région à leur seul profit…

Jusqu’où ira la loyauté de Lawrence à l’égard de ses frères d’armes quand il mesurera l’étendue du mensonge orchestré ?

 

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Aurélien

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