L’Avare
De : Molière
Mise en scène : Clément POIREE
Scénographie (Créée en direct su scène) : Caroline AOUIN ou Erwan CREFF
Lumières (Créées en direct sur scène) : Marine DAVID ou Guillaume TESSON ou Victor VEYRON
Costumes (Créés en direct sur scène) : Malaury FLAMAND ou Camille LAMY, Hanna SJODIN
Musique et sons (Créés en direct sur scène) : Stéphanie GILBERT assistée de Farid LAROUSSI
Perruques et Maquillages (Créés en direct sur scène) : Pauline BRY-MARTIN ou Sylvain DUFOUR
Régie Générale (Créée en direct sur scène) : Yan DEKEL ou Victor VEYRON
Habillage (en direct sur scène) : Emilie LECHEVALIER ou Solène TRUONG
Avec (en alternance) :
John ARNOLD, Mathilde AUNEVEUX ou Liora JACCOTTET, Pascal CESARI ou Anthony RUOTTE, Virgil LECLAIRE, Nelson-Rafaell MADEL ou Pierre LEFEBVRE-ADRIEN, Laurent MENORET, Marie RAZAFINDRAKOTO, Anne-Élodie SORLIN
jusqu’au 23 novembre 2025




Il existe une infinité de possibilités de mettre en scène l’œuvre de Molière. Cet Avare en est la preuve avec une proposition des plus étonnantes. Ne vous laissez pas dérouter par l’idée que la troupe accueille le public et commence à jouer en sous-vêtements. C’est tout l’intérêt de cette pièce de pousser l’avarice à son paroxysme en misant sur le fait que la troupe débutera en petite tenue mais aussi sans décor ni accessoire. Il fallait oser ! Mais il fallait aussi que l’idée fonctionne et c’est le cas puisque le public joue le jeu en amenant n’importe quoi qui puisse servir à la pièce. Ne vous limiter à rien, l’équipe de créatifs/créateurs trouvera une fonction à votre contribution matérielle. Tout cela donne lieu à une effervescence inouïe durant toute la durée de la pièce où le sujet est pris au pied de la lettre.
Outre ce concept séduisant, on est en présence d’une troupe de comédiens qui ne met pas le jeu de côté. Mieux encore, chacun utilise un style théâtral très différent. Le « pire », c’est que ce mélange de genres fonctionne à la perfection. On a donc Harpagon (John ARNOLD) dont la posture et le phrasé le rend acariâtre jusque dans l’apparence. La Flèche (Virgil LECLAIRE), quant à lui, nous séduit dans une prose urbaine. Tandis que Cléante, joué par Pascal CESARI lors notre venue, bénéficie d’une aura tel qu’il attire l’attention dès le pré-show et qu’il ne décevra jamais.
La mise en scène se permet quelques sorties de route et interprétations afin de grossir le trait encore davantage et faire mieux rire son auditoire. L’utilisation du quatrième mur est fort bien faite et bien dosée pour créer une folle ambiance. Immersif ? Non, interactif !
A n’en pas douter, Molière, lui-même, aurait adoré rire de cette version. Il ne manque plus que vous, vos vibrations et votre dernier bibelot de chez Gifi pour porter haut ce classique du théâtre.
L’histoire
Sur scène, une troupe en slip devant des étagères vides. Tout le monde est là, les interprètes mais aussi l’équipe artistique qui habituellement œuvre dans le secret des répétitions. Ils n’attendent que le public et ce qu’il voudra bien leur donner. Objets en tout genre, vêtements, fruits et légumes, bijoux, instruments, trombones, boutons, cafetières… tout est bon ! C’est grâce à votre générosité (ou malgré votre pingrerie, c’est aussi drôle) que la représentation s’inventera sous nos yeux, comme sur une place de village. Un happening chaque soir différent. Une manière d’éclairer notre rapport intime à l’avarice et de mettre à nu ce qui fait la richesse d’un spectacle : une équipe à l’unisson et un public-artiste qui apporte la pièce manquante. Un Avare à l’épreuve de ce qui fonde l’art de la représentation : le partage. Une expérience d’économie circulaire aussi puisque tous vos dons seront redistribués pour le réemploi solidaire. Alors, prodigue ou avare ?
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BILLETTERIE
Aurélien.







