Jack L’Eventreur de Whitechapel (Critique)

Jack L’Eventreur de Whitechapel

Mise en scène par Samuel SENE assisté d’Elisa OLLIER

Avec Alexandre JEROME-BOULARD, Marion CADOR, Laura BENSIMON, Juliette BEHAR, Julie COSTANZA, Jean-Baptiste DAROSEY, Madline MARBAIX, Rachel PIGNOT, Angélique RIVOUX, Sandrine SEUBILLE et Harold SIMON 

Livret : Guillaume BOUCHEDE et Jean FRANCO

Musique : Michel FRANTZ

Paroles : Julien MOUCHEL

Chorégraphie: Amélie FOUBERT

Lumières : Alexandre DECAIN

Costumes : Zoé IMBERT

Créations visuelles : Simon HAROLD

 

Jusqu’au 10 avril 2018

Au Théâtre Trévise

On en a connu des adaptations de cette histoire tirée du folklore londonien. On se souvient de From Hell avec Johnny DEEP qui manquait cruellement de rythme. Mais dans cette version musicale, le rythme est bien là : haletant et sur fond d’un thème glauque à souhait. Jack l’Eventreur de Whitechapel nous montre une fois de plus que pour faire un spectacle qui tient la route, nul besoin de débourser des centaines de milliers d’euros comme le font les productions hasardeuses de grand spectacles musicaux lamentables et grand public dans des salles sans âme. Dans Jack L’Eventreur de Whitechapel, tout ce qu’on retrouve, c’est de la passion, du talent et surtout un livret, une partition qui tiennent la route. Après, forcément, le reste suit. Le rôle de Thomas nous confirme que Jérôme ALEXANDRE mérite bel et bien son trophée de révélation masculine de l’année obtenu lors de la première édition des Trophées de la Comédie Musicale. On découvre aussi l’éventail de tous les talents de Simon HAROLD. enfin, comment ne pas parler de Julie COSTANZA qui arrive à insuffler l’humour nécessaire et justement dosé à ce thriller musical sanglant ou de Marion CADOR qui ose tout pour la candeur d’Emma, jolie poupée de porcelaine. Une porcelaine dont la charmante fêlure se retrouve jusque dans sa voix. Et puis, l’esprit Broadway est présent : orchestre live, claquettes, effets visuels des plus plaisants. On retrouve ça et là un peu de Oliver Twist avec le fil rouge donné aux costumes, une touche de Le Bal des Vampires dans l’ambiance. Et puis le titre La complainte des malheureuses serait inspiré de Buddy BAKER et  John DEBNEY  à l’origine du thème de l’attraction Phantom Manor qu’on ne serait pas surpris. Enfin, les scènes de combat sont menées avec crédibilité sans doublure et il y a fort à parier que les comédien(ne)s n’échappent pas à quelques bleus.

Chapeau bas Mister Jack ! Enfin pas trop bas où vous risqueriez de dévoiler votre identité.

L’histoire

Londres 1888. Des crimes odieux perpétrés sur des prostituées du quartier de Whitechapel défraient la chronique.

L’inspecteur Abberline et son adjoint Morty voient se succéder de nombreux suspects sans jamais offrir une certitude sur l’identité de ce monstre sanguinaire. Quand un Américain s’installe dans le quartier et tombe amoureux d’une « malheureuse », comme on les appelle, idylle et suspicion ne font pas bon ménage. Venez revivre cette enquête au travers de ce spectacle musical, mêlant faits réels et histoire d’amour passionnée. Qui est vraiment Jack l’éventreur, le meurtrier le plus célèbre de tous les temps ? Qui sait, peut-être saurez-vous désigner le coupable…

 

 

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BILLETTERIE

Aurélien.

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