Géographie de l’enfer (Critique)

Géographie de l’Enfer

D’ Alex LORETTE

Mise en Scène : Louis BOUQUET assisté de Charles DERONDEL

Lumières : Charles DERONDEL

Musique: Louis BOUQUET

Avec (en alternance) : Perrine BERTRAN, Louis BOUQUET, Charles DERONDEL, Pauline DIZES, 
Célian IAICHOUCHENE, Florian PASQUIER et Guillaume PREVOT

 

Jusqu’au 21 novembre 2020

A l’Essaïon Théâtre

Voilà déjà un titre qui ne manque pas d’attirer l’attention et donc d’éveiller la curiosité. Une curiosité qui se voudra le fil conducteur de la pièce où on ira d’interrogations en interrogations. Qui est qui ? Quel est le chemin (perdu) ? Intriguant, n’est-ce pas ? Aussi intriguant que peut l’être l’atmosphère qui pèse dès l’entrée dans la salle de spectacle.
En outre, ce qui est notable, en premier lieu, dans cette Géographie de l’Enfer, c’est l’interprétation adroite, authentique des comédiens. Il n’y a rien à redire sur la direction des acteurs… Du timbre de voix caverneux à des intonations plus douces, les regards taiseux qui en disent plus que les mots. Rien n’est laissé au hasard.
Le second point qu’on notera est la qualité du texte taillé au couteau.
Peut-on qualifier l’ensemble de brillant quand la pièce nous pousse dans un univers sombre ? La question reste posée et il vous appartiendra de vous faire une idée par vous-même. Vous entrerez, à la façon de l’homme au Gucci (un personnage du récit) sans savoir où vous allez. Comme si c’était ça l’enfer. Toujours est-il qu’on s’y habitue à ce gouffre. Pire, on y prend goût.

Si comme dirait l’autre : l’enfer, c’est les autres alors le paradis, c’est quoi ? Être seul confontré à soi ?

Fascinante plongée dans les errances d’un homme !

 

L’histoire

Le sentier s’efface. Les arbres s’épaississent. L’obscurité tombe. Le brouillard se lève. Où est le chemin ? Disparu… Et s’il fallait se perdre pour se trouver ?

Au fond de cette forêt, un chalet isolé où vit un trio improbable : Franck, JC et Leslie. Un soir, Franck ramène un homme qui a planté sa voiture dans un virage, non loin de là.. Contre l’avis de JC, Franck et Leslie invitent l’étranger à rester pour la nuit.  « Tu n’es pas ici par hasard » répète Leslie comme une incantation chamanique. Quel est cet « ici » ? Quel est cet Enfer ? Si s’enfoncer dans la forêt c’était s’enfoncer dans l’intimité de l’homme, dans notre intimité. Si la cabane était notre inconscient et ceux qui l’habitent nos peurs, nos tourments, nos pulsions cachées? Sort-on indemne d’un tel voyage dans les tréfonds de l’être ? Si Géographie de l’Enfer était une quête de soi à travers soi, qu’y trouverait-on ? L’Enfer ?

 

 

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Aurélien.

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