Cut
De : Mathilda MAY
Mise en scène : Mathilda MAY assistée d’Eric SUPPLY
Musique et création sonore : Sly JOHNSON, Jules DARMON
Lumière : Laurent BEAL
Son : Loïc BEAUDRON
Accesoires et couture : Mathilde CHOLLOT
Eléments de décor : Patrice LE CADRE
Avec :
Mathieu ALEXANDRE, Benoît BLANC, Marie DESGRANGES, Émilie DELETREZ, Matthias GIRBIG,
Jessica VEDELLA
Au La Villette – Salle Boris VIAN (Grande Halle)



Un spectacle de Mathilda MAY est toujours un moment de rire placé autour d’un jeu qui sonne juste. Cut ne fait pas défaut à ces exigences.
C’est à la fois barré et intelligent. Par les regards et les attitudes, texte en option selon les scènes, les comédiens accèdent à la libération d’endorphines du spectateur. Cut se compose de saynètes de durée variables empruntées à des situations du quotidien mais juste « pour de rire ». Certains diront que c’est absurde, c’est beaucoup plus que ça. C’est une analyse comportementale qu’engendre un point de rupture dans une maîtrise parfaite du masque et de l’accessoire.
Cut est une façon d’aborder un nouveau genre de spectacle de clown qui séduira qui a gardé son âme d’enfant et sa capacité d’observation.
En quelques mots
Dans une scénographie minimaliste, six interprètes (trois femmes, trois hommes) au jeu physique et engagé donnent vie à un florilège de personnages : un couple d’amoureux se promène en forêt, un entraîneur galvanise son équipe à la mi-temps d’un match, plusieurs personnes se retrouvent coincées dans un ascenseur, un médecin et son équipe cherchent en urgence un lit pour un patient… Comme si on était en train de « scroller » sur notre téléphone, la mise en scène zappe d’une histoire à l’autre à une vitesse folle, portée par la partition sonore de Sly Johnson, qui fait exister l’indicible de ces moments de vie partagés. Presque chaque fois, la situation, contemporaine et anodine au départ, bascule, dérape sous le coup d’un événement ou d’une rencontre inattendue, révélant les fragilités, le ridicule, l’incohérence mais aussi la bravoure et la beauté de nos existences. Dans une écriture du fragment où le drame se frotte à la farce, le politique au divertissement, le social à l’absurde, Mathilda May nous donne à voir un échantillon d’humanité, dans toute sa richesse et sa complexité.
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Aurélien







