La Légende de Monte-Cristo
d’après le roman d’: Alexandre DUMAS
Livret et texte : Bruno AMIC, André LAFITTE, Romann NAKACHE
Musique et Paroles : Romann NAKACHE, FB, Fred SAVIO, Vincent BRION (Vincha), Fredie MARCHE, Felipe SALDIVIA, Nicolas SUBRECHICOT, Philippine LAVREY, Gjon’s TEARS
Mise en scène : Serge POSTIGO
Direction artistique : Romann, Stéphane, Norbert NAKACHE et Narya Productions
Direction musicale : Romann NAKACHE
Scénographie : Emmanuelle ROY
Costumes : Jean-Daniel VUILLERMOZ
Chorégraphie : Nicolas HUCHARD
Lumières : Damien DUFAITRE
Vidéo : Lüz Studio
Avec :
Manon ANGELO, Maïwenn BRAMOULLE, Matthieu BRUGOT, Lucie CALLAUD, Jonathan CARON, Andy DA VEIGA, Harmony DIBONGUE-LEVY, Carla DONA, Matthieu GAMBIER, Raphaël GIRARD, Naï-My GUICHET, David KOENIG, Philippine LAVREY, Joël LUZOLO, Noeline MONTELLA, Marianne ORLOWSKI, Axel OSANGE, Ivan OULA, Cédric PELZMAN, Thomas POSTIGO, Gjon’s TEARS, Nicolas VIEMONT
au Dôme de Paris et en tournée francophone
A partir du 27 janvier 2026




Depuis le succès du film de Matthieu DELAPORTE et Alexandre DE LA PATELLIERE, les adaptations en tous genres du roman de DUMAS fleurissent aux quatre coins du monde. Intéressons-nous, ici, à celle signée par Bruno AMIC, André LAFITTE, Romann NAKACHE qui vient de débuter au Dôme de Paris avant de partir en tournée.
Premier point, le récit est raconté par Alexandre DUMAS grâce à un procédé utilisant la technologie moderne. DUMAS apparaît comme une gravure animée à qui Francis HUSTER donne la voix. Le texte est parfaitement dit et cerise sur le gâteau, il est si particulièrement bien écrit sur ces parties qu’on en boit chaque mot.
Ensuite, on découvre la scénographie qui plonge les personnages au milieu de vidéos qui ne sont pas sans rappeler des toiles de maîtres tels que Michelangelo. Si l’utilisation d’écran s’avère, parfois abusive, elle est accompagnée de jeux de lumières et de voiles qui fonctionnent très bien. On retiendra, par exemple, la magnificence de l’évasion du Château d’If de Dantès sur le titre cristallin “Entends ma voix”. Outre les voix de Philippine LAVREY et de Gjon’s TEARS, les effets visuels nous mêlent aux mouvements des flots méditerranéens.
Notons, pour les deux interprètes, des voix incroyables et très différentes qui se marient harmonieusement. Les notes sont improbables et la performance étonnante. Malgré cela, on regrette que Monte-Cristo ne soit pas plus charismatique, certainement du fait de la jeunesse de ses traits, et Mercédès plus tourmentée. En effet, on attend les vacillements si bien écrits dans le roman lorsque les deux anciens amants se retrouvent. Il en va de même pour Hermine Danglars dont les remords manquent de larmes fiévreuses. Toutefois, l’interprète de cette dernière, Marianne ORLOWSKI, est incroyable tant dans le jeu que dans la voix qui nous scie d’abord dans l’enterrement de son bébé puis à bien d’autres reprises. On adore le tableau “Humaine” qu’elle partage avec Carla DONA et qui lève l’ambiguïté sur Eugénie. C’est électro et légèrement grunge avec un message clair.
Mais nos préférences vont sans doute vers deux autres artistes : Cédric PELZMAN en Fernand/Morcerf et Axel ORSANGE en Cavalcanti. C’est pour eux un sans-faute sur toutes les disciplines qu’il touchent : Jeu et chant, bien entendu mais aussi danse ou maniement des armes. Chacun atteint son zénith dans sa scène final : Cavalcanti dans “L’enfant de l’ombre” et Morcerf dans son duel à l’épée chanté contre Edmond Dantès. Un autre tableau nous éblouie par sa beauté, c’est celui de la légende de l’infanticide dans les salons de la maison d’Auteuil sur “Esprit es-tu là ?” bien plus prenant sur scène que sur l’album. “Le bal des ombres” est, quant à lui, un trio remarquable qui met toute la lumière sur les voix et le caractère des trois ennemis de Dantès.
On est ravi de voir que le livret respecte beaucoup plus le roman que le dernier film à succès à cela près que la filiation nouvelle d’Albert passe moins bien que la fin toujours modifiée, quelle que soit la version, parce que c’est celle que veut le public et non celle de DUMAS bien plus réaliste. C’est sans doute pour cette raison que les rôles de l’Abbé Faria ou de Haydée sont trop survolés.
Pour donner du lien à cette légende épique du presque antihéros Dantès, la troupe compte une troupe de danseurs solaires exécutant des chorégraphies entrainantes. L’ensemble participe aussi à la réussite des nombreuses scènes de vie.
Enfin, on reste en admiration devant les centaines de costumes d’une grande beauté. Rien d’étonnant puisque c’est Jean-Daniel VUILLERMOZ qui est derrière ces nombreuses pièces.
Mais revenons au plus important : les titres présentés majoritairement aux influences disco-pop particulièrement « radio diffusables ». Il y a de quoi s’ambiancer mais aussi de quoi s’émouvoir. L’efficacité des chansons est redoutable.
La Légende de Monte-Cristo parvient à condenser en 2h30 un pavé passionnant en un moment de théâtre musical réussi, excitant et tout aussi homérique.
L’histoire
1815, Edmond Dantès, jeune capitaine, est victime d’une machination et est injustement emprisonné au soir de ses fiançailles avec la belle Mercédès, dans les geôles du château d’If au large de Marseille.
Après quatorze années de captivité, il parvient à s’échapper et l’aventure le conduit au trésor caché de l’île de Monte-Cristo. Il entame une nouvelle vie sous le nom du Comte de Monte-Cristo.
Devenu riche et puissant mais ayant perdu l’amour de sa vie, Dantès est bien déterminé à assouvir sa vengeance en faisant payer ceux qui l’ont envoyé en prison…
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Aurélien







