Le procès d’une vie
De : Barbara LAMBALLAIS et Karina TESTA
Mise en scène : Barbara LAMBALLAIS assistée de Armance GALPIN
Scénographie : Antoine MILIAN
Lumières : Rémi SAINTOT
Son : Benjamin RIBOLET
Costumes : Marion REBMANN
Perruques : Julie POULAIN
Avec :
Jeanne ARENES, Clotilde DANIAULT, Maud FORGET, Déborah GRALL, Karina TESTA, Céline TOUTAIN, Julien URRUTIA
jusqu’au 31 mai 2026




Commençons par une affirmation : Le combat des femmes n’est pas terminé car toujours fragile et jamais complètement acquise. . La non-signature de certaines avancées en matière de droit des femmes, entre autres par les partis politiques d’extrême droite, ce qui se passe aux Etats-Unis, l’Iran, l’Italie sont autant d’exemples qui font l’actualité. En France, après les 343 salopes, dans leurs propres rangs avec Brigitte Macron, on a maintenant « les sales connes ». D’où l’importance de la pièce Le Procès d’une Vie pour rappeler aux nouvelles générations que le fait que la femme puisse jouir de son corps est une bataille renouvelée chaque jour.
Au-delà du caractère pédagogique et historique, de la photo en noir et blanc, la pièce est construite de façon à amuser la plupart même s’il arrive des moments où on reste glacé d’effroi, le rythme cardiaque est comme chahuté, devant ce qui ne devrait pas et n’aurait jamais dû. Un sujet grave où se placent des touches d’humour permettant de ne pas sombrer dans la déprime et de ne pas se revendiquer moralisateur sans doute pour ne pas toucher l’orgueil du mâle alpha. Et ça marche puisque la salle est debout à la fin de la représentation avec des hommes visiblement particulièrement empathiques. La solidarité féminine des personnages a été porté dans l’esprit de chacun.
La pièce est écrite en plusieurs temps distincts, un prologue, une histoire de vies d’amies, un procès. Les transitions s’en trouvent efficaces tant sur les lieux que sur les changements (à vue) de personnages. Le jeu est d’une justesse qui va jusque dans le phrasé évoquant une époque.
Que rajouter de plus si ce n’est que cette pièce ne peut pas laisser indifférent, n’en déplaisent aux faibles d’esprit capables de vandaliser les affiches de la pièce. Tout ce qu’il faut retenir, c’est que ça les a bousculés dans un sens. On a une pensée pour leur mère qu’ils respectent si peu.
Drôle, émouvant, percutant, tout ce qu’on aime dans le théâtre. Et pourquoi pas le jouer dans toutes les écoles du monde.
En quelques mots
Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle veut avorter. Solidaire, sa mère, Michèle puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. Toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Maître Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, le procès de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’Histoire.
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Aurélien







